Et c’est parti pour un petit récapitulatif des annonces de ces derniers jours pour les Upfronts 2012 de la CW.

ANNULATION
The Secret Circle
La nouvelle série de Kevin Williamson n’aura pas résisté à la saison 1. Moins bien construite que sa grande soeur, The Vampire Diaries, ses audiences n’étaient pas assez satisfaisantes et le capital-sympathie bien moins important.
Ringer
Sarah Michelle Gellar n’aura pas réussi son retour. Cette série avait beaucoup d’atouts (un pitch intéressant, des acteurs impeccables…) mais son intrigue avait de vrais problèmes de rythme. Des couloirs de 3 ou 4 épisodes sans intérêt, des personnages qui sortaient de n’importe où, n’importe quand…
RENOUVELLEMENT
Gossip Girl
Ce sera la dernière saison pour Blair, Chuck et Serena et elle durera que 10 épisodes. Il est temps que ça se termine, la seule piste amoureuse qui n’estpas été exploité est celle que Chuck et Serena.
Nikita
Je n’aurais pas parié un kopec sur ce renouvellement. La série est depuis la rentrée dans la case sinistrée du vendredi et ces audiences ne font pas de miracles. Heureusement la série se vend bien à l’étranger et les audiences sont suffisamment correctes pour que la CW est pariée sur une troisième saison. Ils sont vraiment désespérés…
Hart of Dixie
Le charme de Rachel Bilson et un arrière goût de Gilmore Girls sont probablement les ingrédients qui ont permis d’obtenir une deuxième saison. Si la série met fin à ses insupportables triangle/rectangle/pentagone amoureux, elle pourrait même devenir une série « bonne humeur » incontournable (comme Gilmore Girls avant elle)
COMMANDE

Arrow
Adaptation par Greg Berlanti (Brothers & Sisters, Everwood…), Michael Green (Heroes, The River…) et Marc Guggenheim (Flash Forward, Eli Stone…) du comic Green Arrow (personnage qu’on avait pu apercevoir sur quelques saisons dans Smallville)
Alors qu’on le pensait mort depuis 5 ans, le milliardaire Oliver Queen est retrouvé vivant sur une île du Pacifique. Tout en essayant de reprendre sa vie où il l’avait laissé, il se crée en même temps une autre identité de justicier qui combat la mafia et le crime dans sa ville…
Mon avis : Malgré le grand succès remporté par le tir à l’arc depuis Hunger Games et Avengers, je ne suis pas certaine que ça suffira à rendre cette série attrayante. Le personnage de Green Arrow ne m’a jamais vraiment inspiré et le pitch ne m’inspire pas plus. La seule chose qui m’intrigue dans cette série c’est comment va être traité l’aspect « vie normale » avec le scénariste et producteur exécutif de Brothers & Sisters et Everwood, on peut s’attendre à un développement intéressant de cette partie de la série, sinon ce serait bien dommage.

The Carrie Diaries
Prequel de la série Sex & The City. Scénarisé par Amy Harris (Gossip Girl).
En 1984, Carrie (AnnaSophia Robb) décroche un stage dans un cabinet d’avocats à Manhattan pour échapper à sa famille et sa vie dans le Connecticut. Elle tombe alors amoureuse de la mode, de la vie à NEw York et surtout de la ville.
Mon avis : la série qu’il ne fallait probablement pas faire. D’abord parce que les années 1980, ce n’est pas glamour à l’écran (enfin ce n’est pas encore assez vieux pour être glamour à l’écran), ensuite parce qu’on a déjà trop à faire avec les films Sex & The city, une série qui revient sur le sujet est clairement de trop. Et l’actrice va avoir fort à faire pour faire oublier SJP.
Cult
Scénarisé par Rockne S. O’Bannon (Farscape).
Jeff, un blogueur journaliste, enquête sur la mystérieuse disparition de son frère. Ce dernier avait des théories de complot sur une émission de télévision ‘Cult’. Il est aidé dans cette enquête d’une employée de l’émission, Skye.
Mon avis : je trouve l’intrigue de cette série super intéressante, mais faut voir. Comme toutes les séries reposant sur une enquête et des complots, il faut voir comment il dose les révélations et les fausses pistes sans tomber dans le travers des même rôles répétitifs. Nikita a réussi à se sortir de ça avec plus ou moins de succès, on verra comment eux s’en sorte !
First Cut
Série médicale de Jennie Snyder Urman (Men in Trees, Lipstick Jungle, 90210…)
Une jeune doctoresse (Mamie Gummer) pense pouvoir mettre l’école derrière elle en arrivant à l’hôpital, malheureusement l’hopital c’est comme l’école avec la fille populaire, le prof mignon, le délaissé, la fille sympa, le beau-gosse…
Mon avis : j’aime bien les séries médicales, j’adore Mamie Gummer et Men in Trees fait partie de ces séries que je peux revoir avec toujours autant de plaisir à Noël. Je vais pas chercher plus loin pour le moment, ça peut être très mauvais ou très bon, mais elle a tous les ingrédients pour que ce soit très bon.
Beauty and the Beast
Reboot de la série des années 1980 scénarisé par Jennifer Levin (FBI : portés disparus, Felicity…) et Sherri Cooper
Catherine Chandler (Kristin Kreuk), une détective de la police de New York fait équipe pour une enquête avec Vincent Koslow (Jay Ryan), un médecin qui l’a sauvé quand elle était petite. Vincent se cache depuis 10 ans car il cache un secret… quand il est en colère, il se transforme en une bête terrifiante qui ne contrôle ni sa force, ni ses pouvoirs.
Mon avis : c’est plus un remake de Hulk que de La Belle et la Bete dans l’esprit. Je me suis laissée surprendre par Grimm et Once Upon a Time, malgré mon manque d’attrait pour ces séries qui adaptent des contes, celle ci pourrait faire le même effet, sans devenir culte comme son ainée des années 80.
Pour ce numéro 2, je vous présente : Lalatiana, une fan de séries depuis son plus jeune âge. Sa spécificité : elle ne les regarde qu’à la télévision donc contrairement à la plupart des sérievores que l’on croise sur Internet, elle ne les regarde pas au même rythme, ça ne l’empêche pas d’être une accro des séries et de nous faire partager cette passion dans ce portrait.
Vous pouvez retrouver Lalatiana sur Twitter ou sur son blog
Et vous pouvez retrouver tous les portraits de sérievores sur leur site internet
Le Festival Séries Mania se déroule cette semaine au Forum des images. Entre les projections et les masterclass, il y a quelques tables rondes professionnelles sur les problématiques importantes de la télévision française. La table ronde Les mini-formats : un savoir-faire à la française fut l’occasion de redécouvrir les succès de l’année mais aussi d’évoquer les défis et les enjeux des formats courts.
Samuel Douhaire de Télérama a eu fort à faire pour animer la table ronde sur les mini-formats. Entre les 3 trublions de Bref, la verve d’Alain Kappauf et l’humour d’Adda Abdelli, auteur de Vestiaires, le public n’a pas eu le temps de s’ennuyer.
La rencontre a été l’occasion dans un premier temps de réaffirmer les ambitions du format court et de souligner la singularité de ce format dont peu de pays sont consommateurs.
Par définition, le programme court est avant tout un format qui raconte une histoire en très peu de temps. En 2 minutes, le spectateur doit comprendre qui sont les personnages et l’histoire de la séquence. Là où Bref utilise la voix off pour permettre de recadrer l’épisode, Scènes de ménage n’a pas ce luxe. L’enjeu majeur des programmes courts est donc de créer des personnages récurrents attachants qui donnent envie au téléspectateur de revenir.
Pour Alain Kappauf, producteur de Scènes de Ménages, Kaamelott et Caméra Café, le grand défi du format court est de trouver un grand thème qui va offrir les possibilités d’écrire plus de 100 histoires : Bref, la vie d’un trentenaire célibataire ; Scènes de ménages, les disputes de couple; Un gars, une fille, le couple ; Vestiaires, le handicap…
Mais si ces thèmes offrent une grande liberté de choix d’écriture aux auteurs, cette liberté est contrainte par l’heure de diffusion : on ne peut pas se permettre d’écrire les même choses à 20h qu’à Minuit. La Minute Vieille, qui arrivera sur Arte en juillet, met en scène 3 femmes âgées qui racontent une blague de cul. Fabrice Maruca, son auteur, nous a confié que certaines blagues écrites avant la production étaient un peu trop osées pour être diffusé.
D’autres contraintes sont énumérées anecdotiquement par les auteurs et les diffuseurs. Vestiaires doit éviter les histoires les plus choquantes le mercredi et le samedi, les auteurs Bref ont du « cryptés » une scène de rapports sexuels, Scènes de Ménage ne peut pas faire évoluer ses personnages pour permettre la diffusion dans le désordre… Il y a également des contraintes financières certes, mais comme le souligne Kyan Khojandi, les contraintes financières et de planning sont la règle générale pour la production audiovisuelle.
L’enjeu du format court pour Alain Kappauf est de créer quelque chose au milieu des contraintes. Et en dépit de leurs styles très différents, chaque série a son apport à la création.
Scènes de Ménages utilise la lumière et les couleurs d’une façon unique et tout est tourné en plan séquence.
Bref a explosé les codes de la shortcom en faisant un programme plus court que les formats courts et en explosant les codes de montage et de récit.
Vestiaires traite d’un sujet qu’on pourrait juger difficile, mais l’humour des 2 créateurs présents à la table ronde prouve à ceux qui ne l’ont pas encore regardé que la série vaut le coup d’oeil.
Arte est venu présenter des projets osés : La Minute Vieille, où des vieilles racontent des blagues cochonnes mais surtout les projets Silex in the City et Juliette 7.0 qui explorent l’animation pour adultes, un genre très peu exploré en France.
Tous ces exemples nous montrent l’éventail des possibilités envisageables en France, où on consomme énormément de format court.
Ils seraient facile de critiquer les uns et d’encenser les autres, mais chacun de ces programmes propose quelque chose de différent et d’unique. Finalement, chaque interlocuteur de la table se retrouve dans la phrase de je-ne-sais-plus-qui-parce-que-je-ne-l’ai-pas-noté-sur-mon-cahier « La création fait agir les téléspectateurs dans le bon sens ». L’important dans le mini-format comme dans le reste est donc de créer avant tout.
Pour en savoir plus : le site de Séries Mania (en espérant qu’ils mettront la vidéo)
Le projet « Portraits de sérievores » est né de l’envie de montrer que les séries ne sont pas juste regardées par des trentenaires en manque de temps. Les sérievores sont des passionnés d’histoires, des amoureux des personnages et de fins connaisseurs.
A travers ces portraits, on espère que vous découvrirez que chaque série peut cacher un fan et que c’est encore eux qui en parle le mieux.
Pour ce premier portrait on retrouve Marie, alias @tinabartlet. Tombée dans les séries, il y a peu de temps, elle ne décroche plus depuis : Downtown Abbey, A la Maison Blanche, Louie… Elle raconte sa passion avec beaucoup d’humour et de bonne humeur et introduit à merveille cette première galerie de portraits de sérievores !
A l’origine, the Wit était une newsletter sous-titrée « Les Nouveautés médias et divertissements du monde entier ». Dans les années 90, la demande d’information sur le secteur audiovisuel augmenta progressivement de la part des diffuseurs et des producteurs. L’internationalisation des contenus audiovisuels et à la multiplication des chaînes (satellite, câble) a permis à la newsletter de devenir l’agence de conseil, The Wit en 1996.
Présente dans plus de quarante pays, l’agence possède aujourd’hui une réelle expertise sur les programmes internationaux.
Olivier Levet est le directeur des études de l’agence The Wit.
Ca fait à peine 6 jours que nous sommes rentrés du MIP et depuis on a pas eu le temps de s’ennuyer, on a bouclé le dernier montage, repris les cours et fini toutes les vidéos additionnelles.
Cette dernière vidéo revient sur le succès de Bref pendant ce MIP qui fut impressionant : Harry Tordjman nommé « Producer to watch », Bref vendu dans plus de 40 pays en ready-made et en format à adapter, un titre international « So », 2ème show le plus commenté sur les réseaux sociaux dans le monde… Ce MIP c’était un peu la semaine de Bref.
On revient aussi sur 2 nouveautés qui ont marqué la semaine avec Alain Carrazé de l’agence 8ArtCity : Copper, la nouvelle série de Tom Fontana et Femme Fatales, la série hybride qui fait parler d’elle pour toutes les bonnes (anthologie, visuel original…) et les mauvaises raisons (des femmes en petite tenue, des femmes en sous vêtements, des femmes en robe sexy…).
En bonus sur cette vidéo, ma voix en voix off et c’est pas un super cadeau, mais on a joué contre le temps sur ce coup là !
Pour finir sur le MIP, je voudrais remercier l’équipe de choc avec qui j’ai partagé cette aventure : Sabrina Chemloul, Anaïs de Clercq, Virginie Mathelin et Luân Nghiem
On a bossé comme des fous et j’espère que ces vidéos vous ont plu.
On reviendra dans les jours à venir avec les interviews complètes des professionnels que nous avons rencontré pendant cette semaine et une série d’interviews un peu à part vu qu’elle n’a rien à voir avec les séries : « Jeunes entrepreneurs.





